Les gens à qui tu te confies disent te comprendre, mais c'est faux, ils sont incapables de te comprendre. Ils ne sont pas toi, ni en toi, ils ignorent ce que tu ressens vraiment, la profondeur de tes sentiments. Ils ne te comprennent pas, c'est tout juste s'ils t'écoutent. Tu as besoin d'eux, tu as besoin de te sentir compris, mais quand tu as terminé de te dévoiler, ils te mettent la main sur l'épaule et te disent « Ne t'inquiètes pas, je comprend ce que tu ressens, ça va aller ». Et après, tu les hais tous, tous ceux qui t'ont laché cette phrase sans y réfléchir vraiment, sans mesurer la grandeur de ces mots, sans se rendre compte de ce qu'ils disent. Ils ne savent pas ce que ça signifie vraiment pour toi. Dire « Je te comprends », c'est tellement facile, mais le dire en le pensant et en comprenant véritablement l'autre, c'est beaucoup plus dur. Alors, ils se contentent de la 1ère option. Pour eux, « Je te comprend », ce n'est que des mots, ça n'a pas vraiment une signification bien particulière, ça ne veut presque rien dire, ça n'engage à rien. Mais pour toi, c'est tellement plus, ça signifie l'espoir. L'espoir d'etre compris réellement et d'etre aidé. Cette phrase est tellement belle, elle donne le sentiment de ne plus etre seul, d'avoir quelqu'un qui sait ce que tu vis, tu n'es plus un cas unique, non, parce que quelqu'un d'autre que toi ressent ce que tu as enduré, jadis, seul. Oui, maintenant vous etes deux. A deux, on est tellement plus forts. Et puis, l'autre sait ce qu'il ne faut pas dire au risque que tu sois encore plus mal, mais il sait aussi comment te remonter le moral, te faire sourire, t'aider. Voilà pour toi le véritablement sens de cette phrase. C'est beau n'est-ce pas ? Presque irréel. Alors l'entendre mainte et mainte fois par des individus différents à chaque fois, qui ignorent ce qu'ils veulent vraiment dire, entendre ça et savoir que ce n'est que du vent, c'est désespérant, ça fait encore plus mal. La 1ère fois, on y croit vraiment, et puis, ils défilent, les visages de ceux qui t'ont un jour dis « je te comprend ». Alors, tu n'espères plus. Tu n'entends meme plus ce que l'on te dit pour tenter de te rendre heureux. A quoi bon ? C'est tous les memes de toutes façons. Et puis, ce qu'ils disent ne changera rien. Tu seras toujours aussi mal, tu souffriras encore et tu resteras un incompris. Tu n'attend meme plus LA personne qui te comprendra pour de vrai, tu penses qu'elle n'existe qu'en reve. Et tu te refermes, tu te replies sur toi-meme, tu ne te confies meme plus (si c'est pour entendre des paroles en l'air, ça ne sert plus à rien) et tu encaisses en silence.
Un jour, tu n'en peux plus. Ca déborde, tu as trop gardé pour toi, tu es remplis de peines et de douleurs. Tu as envie de tout lacher, de te lacher, tu veux leur dire, à eux qui prétendaient te comprendre, tu veux leur montrer qui tu es et ce que tu ressens pour qu'ils soient affligés et qu'ils regrettent, mais tu n'en as pas le courage. Alors, tu ravales, encore et encore, jusqu'à la prochaine fois où tu auras envie d'exploser, de te laisser aller. Et ainsi de suite. Quelle triste destinée...
Et tu les hairas tous, tous ceux qui sont là autour de toi, eux qui sont tellement heureux, eux qui rient aux blagues les plus lourdes, sans se rendre compte que tu es là et que tu as mal. Peut-etre qu'ils refusent meme de se l'imaginer, peut-etre qu'ils ne veulent surtout pas le savoir. Et tu pleures et ces idiots continuent à rire. Tes larmes coulent et ils ne le remarquent meme pas. Alors tu te dis qu'ils s'en fichent, qu'ils s'en foutent tous de toi. Tu te demandes s'ils s'apercevront meme de ton absence si tu pars. Qui pleurera si tu meurs ? De toutes façons, ils n'ont en rien à cirer de toi. Si tu disparais, là, maintenant, tout de suite, qui le verra ? Pas eux, surement pas eux. Tu pleures de plus belle et ces idiots rient plus forts. En toi, il y a comme un monstre qui te déchire les entrailles, tu meurs d'envie de leur hurler à la figure : « MAIS REGARDEZ-MOI UN PEU ? JE SUIS LA ET JE SOUFFRE ! » Mais une fois de plus, tu te tais. N'en pouvant plus de les voir si heureux, tu t'en vas et tu t'isoles, seul. C'est à ce moment là que tu as les pensées les plus négatives. Tu te poses pleins de questions sur toi, sur ta vie. Tu te demandes si tu es sur cette terre pour quelque chose ? Pour quoi ? Et pourquoi toi ? Tu es perplexes, tu cherches un sens à ton existence. Les réponses à toutes tes questions ne venant toujours pas, tu les rejoins, tu caches ta peine, tu fais comme si de rien n'était et tu te forces à rire avec eux. Mais tu les hais. Portant, tu essaies de t'intégrer dans leur rythme de vie tellement différent du tien. Tu participes à des conversations que tu juges sans interrets, tu restes avec eux, tu joues un role, tu es quelqu'un d'autre, tu n'es pas toi-meme. Et puis, quand tu te retrouves à nouveau seul, tu ne te forces plus à faire semblant, tu replonges, nostalgique, dans ta mélancolie et tes pensées lugubres. Là, tu aimerais etre toi, ton toi intérieur, ta vrai personnalité mais tu es seul.
Aves eux, tu joues un double jeu, tu es presque hypocrite. Sans eux, tu es seul, mais au moins, tu n'es plus obligé de faire semblant de t'amuser, au risque de passer pour un etre venu d'une autre planète, un illuminé !
Tu fais comme eux en fait. Tu fais semblant d'etre comme eux, de comprendre leur monde, comme eux disent comprendre le tien. Tu te sens encore plus différent d'eux, tous ces égocentriques !
Saches-le, le monde est égoiste. On dit te comprendre, on ne t'écoute meme pas. Les autres ne veulent pas comprendre tes problèmes, ils ne veulent meme pas y penser. S'ils te demandent de te confier et qu'ils te lachent tous la meme phrase bidon « Je te comprends », c'est uniquement pour se donner bonne conscience, pour dormir tranquillement.
J'ai passé mes journées à me chercher un but, un but pour ma vie. J'ai été mal, personne ne m'a jamais véritablement comprise. J'ai souffert, je n'ai pas arreté de pleurer lorsque j'étais seule. Mes copines ne m'ont jamais comprise, je ne sais meme pas si elles se sont rendues compte de ma souffrance. Je ne leur ai jamais rien dis, je croyais qu'elles allaient le voire, j'ai eu tord. J'ai eu énormément besoin de leur aide, elle n'est jamais venue.
J'ai alors appris que tu ne dois pas vivre dans l'espoire d'un geste de leur part, tu dois vivre pour un but, un reve, une destinée.
Ne vis pas pour eux, vis pour toi. Et uniquement pour toi. Soit comme eux. Ecoutent les se plaindre sans t'en soucier vraiment.
Vis pour toi.